• Je regardais par la fenêtre. Je ne pouvais distinguer les formes, les personnes, la glace étant brouiller ou ne serait-ce que mes yeux. C'était comme si je perdais la vue, comme si des larmes venaient voiler mon regard. Je tentais tout de même d'identifier les ombres, de différencier les gens. Cela m'était alors impossible. Je fus prise d'étourdissement soudain, me perdant dans la masse, m'oubliant moi-même. Retrouvant mes aises, je me dirigea alors à l'extérieur. Le souffle du vent apportant de faibles brises sur ma joue, le soleil de midi réchauffant mes bras, les oiseaux, les fourmis, toutes vie grouillant à mes pieds. Mes yeux se dilataient devant tant de merveilles et, comme un enfant, je pris conscience de toute la beauté du monde dont certains ne remarquent jamais. Si subtile, si vrai, si complexe, si fragile.....Je sus alors que le monde ne m'appartenait point. J'appartiens à ce qui m'entoure. Je vis pour le brin d'herbe à mes pieds, je vois pour le soleil dans la voie lactée, je respire pour le vent qui m'apporte odeurs et réconfort. Je distingue chaque couleurs, chaque texture et m'en délecte. Jamais on n'aurait pu me faire de si beau présent. Revoir à nouveau, redécouvrir ce qui m'entoure.....


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